Such regions may have been more fertile for agricultural and settling purposes. À certaines époques et dans certaines cités, notamment à Sparte, l'inaliénabilité du bien foncier semble la règle : de manière plus ou moins contraignante selon les cités, on impose une transmission de père en fils. L'impact sur les rendements ne fut cependant pas particulièrement notable[15]. Wood was exploited, primarily for domestic use; homes and wagons were made of wood as was the ard (aratron). Dans les fermes fouillées en Grèce, la réserve apparaît mal ; elle est parfois localisée dans la tour (πνργος) avec un pithos enterré. Top of the social tree were the ‘best people’, the aristoi. Dès lors, le nombre d'individus pouvant prétendre au titre de citoyen diminue, ce phénomène s'ajoutant au morcellement, lors de l'héritage, de certains domaines, lorsque le père dispose de plusieurs héritiers mâles : les parts transmises étant trop petites pour leur permettre de contribuer au syssition (le repas communautaire quotidien où se réunissaient les citoyens spartiates), ils perdent leur statut de citoyen, puisque tout individu incapable d'y apporter sa contribution quitte les rangs des homoioi. La description la plus précise à ce sujet provient de son traité de poliorcétique[109] où il distingue trois types de réserves à grains : Philon de Byzance, désigne ces réserves à grains sous le nom de σιτοβολών ; on retrouve ce terme au IIe siècle dans un papyrus ainsi que dans les comptes déliens[110]. The fallow land for next year was sown by hand. The houses were made of stone foundations and mud walls. L’agriculture est le fondement de la vie économique en Grèce antique. À celles-ci s'ajoutent, en ville comme à la campagne, les porcs, principale viande consommée, et les volailles (pigeons, oies ; l'élevage des poules se développe à partir de l'époque hellénistique). Si, parmi ces 85 % de propriétaires terriens, nombreux étaient les citoyens ne possédant qu'un lopin ou un jardin qui ne pouvait suffire à leur entretien et nécessitait donc qu'ils aient une autre activité que l'agriculture, ils seraient plus de 9 000[Note 54], soit 36,5 % de la population citoyenne, à disposer d’un kleros de 50 plèthres (4 hectares) ou plus, l'ensemble de leurs possessions correspondant à environ 85 % des terres arables à Athènes[139]. En effet, « l'automne venu, tous les mortels portent leurs regards vers le ciel, et attendent que le dieu, par une pluie salutaire, permette d'ensemencer les champs »[100]. In, --. To do this required three passes since the ard was wooden (metal shares were rare) and only scratched the uppermost subsoil without inverting it. Leur production pouvait être exportée, notamment vers les cités de la mer Noire : on a interprété l'abeille timbrée sur plusieurs amphores retrouvées dans ces régions comme le signe qu'elles avaient servi au transport de miel ou de cire[92]. « Le travail agricole en Grèce ancienne ». J.-C. au moins, puisque Solon, d'après Plutarque, aurait ressenti dès cette époque la nécessité d'établir par la loi que « si l'on installait des ruches pour les abeilles, il fallait les écarter de trois cents pieds de celles qui avaient été établies auparavant par un autre »[90]. ']pjce ancienne, Mouton, Paris-La Haye, 1975 ; https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Agriculture_in_ancient_Greece&oldid=996942781, Articles with unsourced statements from May 2010, Articles containing Ancient Greek (to 1453)-language text, Articles with unsourced statements from April 2020, Articles with unsourced statements from March 2011, Articles with French-language sources (fr), Creative Commons Attribution-ShareAlike License, Cole, Susan Guettel. À la haute époque, les Grecs connaissaient les blés vêtus (engrain et amidonnier) qui avaient, à l'époque classique, beaucoup reculé en Grèce même[20] devant l'orge et le blé nu[21], « une variété de froment évolué où le grain se séparait facilement de la balle, dès le dépiquage »[8]. Le début du printemps est la saison des pluies : les paysans en profitent pour sarcler dans les vignes et retourner la terre laissée en jachère (celle-ci sera, jusqu'aux semailles, régulièrement retournée pour préserver l'humidité du sol et empêcher « la formation d'une croûte superficielle qui, par capillarité, aurait eu pour conséquence de faire remonter l'eau en été et donc d'assécher la terre »[98]). En oliveraies, les files d'oliviers étaient plus ou moins espacées en fonction de la richesse du sol, de la pluviométrie[Note 19] et, dans une moindre mesure, des cultures intercalaires qui y étaient souvent implantées. Si Hésiode est cité par tous les agronomes latins comme le premier du genre, si Xénophon a produit le plus ancien manuel qui nous soit conservé, Théophraste avait été sous-estimé ; père de la botanique, il restait considéré, pour l'agronomie, comme un téoricien coupé des réalités. On doit aussi casser la croûte sèche qui s’est constituée en été sur les terres à céréales, pour lui permettre de recueillir les précipitations. Beekeeping provided honey, the only source of sugar known to the Greeks. Cette grande capacité d'adaptation permettait de faire croître l'olivier « dans des zones pierreuses, où aucune autre production n'aurait pu être réalisée »[51], même si de telles implantations étaient évidemment moins productives que dans une terre davantage arrosée, riche et bien drainée. J.-C.[172]. La plantation se fait dans des fosses profondes de près d'un mètre, pour permettre aux racines de se développer. Une houe à deux dents (dikella) et un maillet complètent l’équipement pour casser les mottes de terre[101]. Études, 19. En septembre, on coupe le bois mort pour éviter qu’il ne pourrisse et on fait des coupes de bois vert qui remplaceront les réserves de bois de chauffe : si l’hiver est doux sur la côte, il est plus rude dans les régions montagneuses. La vigne constitue de fait la culture spéculative par excellence, celle qui permettra à l'agriculteur de disposer, en plus de ses cultures vivrières, du numéraire propre à entretenir l'oikos (οἷκος), en vendant son vin sur le marché local. Paris, La Renaissance du livre, 1927 Les locations constituent donc le plus souvent un complément, et il ne semble pas que les exploitants exclusivement fermiers (uniquement locataires des terres qu'ils travaillent) soient en nombre important[Note 59]. J.-C., dans L'Assemblée des femmes, Aristophane évoque au vers 309 le « bon vieux temps » où « chacun venait, apportant de quoi boire dans une gourde, avec un quignon de pain sec, deux oignons et trois ou quatre olives ». The Greeks did not use animal manure, possibly due to the low number of cattle. et les plantes oléagineuses comme le lin, le sésame et le pavot. Ces terrasses permettaient en outre une meilleure gestion des précipitations, souvent brutales dans ces régions, en limitant le ravinement occasionné auparavant par les eaux de ruissellement ; elles facilitaient en outre l'aménagement de retenues utilisables ultérieurement pour pratiquer l'irrigation des jardins en période de sécheresse[Note 41]. Cependant, dans de nombreuses cités égéennes, et notamment à Athènes, la production céréalière se révèle bien incapable de couvrir les besoins de la population. Spring was the rainy season; farmers took advantage of this to bring fallow ground back into production. La parcelle moissonnée sera laissée en jachère jusqu'au mois de mars suivant. L'espèce la plus répandue est une orge vêtue, à six rangs[18]. L’agriculture grecque est fondée sur la culture des céréales, base de l’alimentation et marqueur de civilisation, voire d'humanité : Homère note à propos du cyclope Polyphème que « c'était un monstrueux géant : il ne ressemblait même pas à un homme mangeur de grain (σιτοφάγος / sitophagos) »[9]. From the ancient till modern times, Greece has been the homeland for many important historical events and people who have marked the history of the country and have influenced the course of the world. De fait, le figuier est particulièrement présent en Carie, où certaines cités (Camiros ou Caunos par exemple) s'en étaient faits une spécialité[79]. [1], Most Greek language agricultural texts are lost, except two botany texts by Theophrastus and a poem by Hesiod. Farming: 1. L'agriculture en Grèce antique est traditionnellement rattachée à la triade méditerranéenne céréales - vigne - olivier. M-C. Amouretti, Le pain et l’huile dans la Grèce antique (Paris 1986). Les cépages de qualité, souvent plantés sur les terres plus rocailleuses des coteaux, fournissaient un vin plus fin, même si leur rendement était plus faible qu'en plaine[Note 14]. Il restait très présent en Égypte ou en Thrace. Ce privilège (ἐπινομία / epinomia) pouvait être étendu à des étrangers, à titre individuel ou collectif, gratuitement ou par l'acquittement d'une taxe spéciale (ἐννόμιον / ennomion)[85] qui permettait de se protéger contre toute contestation de pâturages : dans l'exemple cité plus haut, l'inscription a ainsi pour objet d'accorder audit Eubôlos « une période de droit à la pâture d'une durée de quatre ans pour deux-cent vingt bovins ou chevaux et pour mille moutons ou chèvres » sur les terres d'Orchomène de Béotie, à une vingtaine de kilomètres au sud-est d'Elatée. On en trouve cependant dans les inventaires des Hermocopides et il semble cultivé en Laconie[23]. J.-C., plus des trois-quarts des citoyens athéniens possèdent un kleros, puisqu'en 403 av. Ni l’irrigation, ni l’amendement des sols, ni l’élevage ne font de réels progrès. ». La politique de limitation du nombre de citoyens s'explique d'ailleurs par la volonté de garantir à chacun la possibilité de l'accès à la terre, et à une terre d'une taille suffisante pour y développer une exploitation qui lui permette de vivre. J.-C., leur indépendance vis-à-vis de l'aristocratie foncière, y compris au niveau politique, lorsqu'ils obtiennent un important élargissement démocratique des pouvoirs au sein de la cité athénienne grâce aux réformes de Clisthène. ), mais il « n'est pas la saison végétative à laquelle nous ont habitués nos climats tempérés. Environ 80% de la population était employée dans cette activité. C’est également le moment de la taille des vignes, comme le recommande Hésiode, (« Alors la fille de Pandion, l'hirondelle au gémissement aigu, s'élance vers la lumière : c'est le printemps nouveau qui naît pour les hommes. Il s'agissait avant tout pour les paysans grecs de gérer l'incertitude liée aux conditions de culture (pauvreté des terres, grande variabilité des précipitations). Voir Jean-Claude Poursat, On connaissait deux races de moutons : les moutons à longue queue, et le moutons à queue large, pourvus d'une tumeur graisseuse qui envahissait tout l'appendice caudal, Certaines cités étaient spécialisées dans ce type de production, notamment. L'Attique, les Cyclades, le sud et l'est du Péloponnèse et la Crète sont des milieux plus arides que le reste de la Grèce[7]. [citation needed] Attempts to introduce triennial crop rotation with legumes in the third year, ran into problems due to the poor Greek soil, lack of power, and absence of mechanization. Si l'orge est cultivée partout, il n'en est pas de même du blé. Il n’y a pas d’équivalent à notre mot « grange », certains termes semblent désigner des greniers publics ou religieux. This section provides some famous Greek Quotes by famous people throughout Greek history. De même, à Sparte, selon Aristote[150] « La terre [est alors] passée en peu de mains », ce que semblerait confirmer la forte proportion de mariages homogamiques parmi les citoyens, phénomène caractéristique, d'un point de vue anthropologique, des sociétés où la propriété foncière est très inégalement répartie[151]. J.-C., à la basse époque hellénistique. Théophraste consacre plusieurs passages[105] à la conservation des semences, généralement pour l’année suivante, rarement davantage, et dans tous les cas, jamais au-delà de deux ans. Ce partage des terres, associé à une relative diversification des activités économiques (les activités peu ou pas liées à la terre se développent, notamment à Athènes), semble calmer les tensions foncières au tournant du VIe et du Ve siècle av. Certes, dans la plupart d'entre elles, le travail de l'agriculteur et les surfaces disponibles étaient avant tout consacrés aux cultures, mais rares étaient ceux à ne pas pratiquer du moins un élevage d'appoint : quelques volailles et du petit bétail, se nourrissant de restes de cuisine ou paissant dans les garrigues impropres à la culture (non sans dégrader le tapis végétal et perturber ainsi la structure des sols et l'hydrographie des lieux). En outre, la variabilité annuelle peut être grande : les années de sécheresses interviennent régulièrement et entraînent immédiatement une baisse souvent spectaculaire des rendements agricoles[Note 3], qui peuvent varier de 30 à 50 % selon les années[8]. Une fois récoltées, les olives macéraient dans des paniers en osier ou dans des bacs maçonnés, ce qui rendait l'huile plus âcre mais avait l'avantage de faire perdre aux olives l'essentiel de leur eau (margines) et, par un début de processus de fermentation, de fluidifier l'huile contenue dans les cellules et d'attendrir la peau des olives, facilitant ainsi leur pressurage. Autre possibilité, le secouage des branches de l'arbre pour en faire tomber les fruits. It did not take long for demand to outpace production capabilities, as arable land was limited. En ne se limitant pas à une seule production, ils répartissaient les risques et s'assuraient de disposer d'un minimum, qu'il s'agisse de les consommer soi-même ou de les échanger sur le marché : « dans le cas où, par exemple, les pluies d'automne auraient été insuffisantes pour obtenir une bonne récolte de légumes grâce à des pluies de printemps plus satisfaisantes ; au pire, on aurait toujours un peu de vin, d'huile ou de miel à échanger »[103]. La philosophie politique athénienne[Note 50] propose en général de diviser la chôra en lots égaux (kleros) permettant à chaque propriétaire d'assumer ses devoirs vis-à-vis de sa famille et de sa cité, auxquels s'ajoutaient une petite parcelle pour faire du jardinage en ville (asty), ainsi qu'un droit à faire paître ses bêtes dans les marges (eschatiai). On perçoit une volonté d'appliquer ce modèle dans les cités coloniales, lors des redistributions de terres à Sparte à la fin du IIIe siècle av. Bronze was used for farm tools and weaponry. Raymond Descat souligne cependant que, au moins sur les terres les plus pauvres, moins marquées par la pression démographique, la pratique de la jachère longue livrée à l', Comme par exemple une statuette de terre cuite de, Une des premières mentions se trouve dans une inscription où, la ville, En terrain plat, l'irrigation des potagers dans lesquels on faisait pousser les légumes indispensables à l', « Ils auront soin que les routes soient aussi douces que possible, que les eaux du ciel, au lieu d'endommager la terre, la fertilisent plutôt, en coulant des hauteurs dans les vallons creux des montagnes. In June, they harvested with sickles; the scythe was not used. « Ces travaux, forts longs et coûteux, ne pouvaient être réalisés que par des paysans libres ne comptant ni leur temps, ni leur peine pour agrandir leur domaine sur des terres ingrates et pentues, dégager des profits, certes aléatoires, mais s'ajoutant à ceux plus réguliers des céréales et transmettre cet héritage précieux à leur descendance »[53]. De même, à partir du Néolithique, on voit des espèces domestiquées cohabiter avec les espèces sauvages, avec dès cette époque une prédominance des chèvres et des moutons, dont l'exploitation pour leur laine semble remonter au Bronze ancien, dans la mesure où l'on trouve dans le matériel archéologique des pesons et des fusaïoles datant de cette époque qui impliquent une activité de filage et de tissage[4]. J.-C. : au-delà de cette période, le plus souvent située entre un mois avant et un mois après le passage au noir, l'olive, même si elle peut encore grossir, ne contient pas davantage d'huile et commence même à rancir[65]. Il s'agit d'un loyer de 1450 drachmes correspondant, d'après Isabelle Pernin, à une propriété d'environ 50 hectares. M-C. Amouretti and J-P. Brun (eds. Ce dernier ne craint certes pas les températures froides de l'hiver ; mieux, elles permettent une meilleure croissance des tiges (tallage) qui porteront les épis au printemps. Ici, l'esclave n'est pas « esclave marchandise », il a une existence civile, vit dans un lieu distinct du domicile de son maître, un certain nombre de droits (possibilité de se marier, de posséder des biens), et le citoyen auquel le kléros est affecté n'en dispose pas librement : il ne peut le vendre ni l'affranchir, compétences exclusives de la cité. En effet, les Grecs se lancent à cette époque dans une « colonisation intérieure »[111] en conquérant de nouvelles terres pour nourrir cette population nombreuse. Pour preuve, nombre de baux indiquent expressément que les arbres fruitiers présents sur la parcelle devront être conservés ou remplacés par une nouvelle plantation s'ils venaient à mourir : il s'agit d'un capital précieux[77]. In summer, irrigation was indispensable. De ce fait, « l'arbre non taillé ayant tendance à donner plus de fruit qu'il n'en peut alimenter »[58], il ne produisait que deux années sur trois[59], voire une année sur deux[60]. », « Que celui qui gaulera prenne garde de frapper les olives de face ; souvent en effet l'olive abattue arrache de la branche en même temps le talon, et ce faisant prive de fruit l'année à venir. British Museum. J.-C.), outre le vin de Chios et celui de Lesbos sur la côte d'Asie Mineure, les crus les plus recherchés sont situés au nord de l'Égée : Maronée, Thasos, Mendè, etc. Mais à plusieurs enfants, Zeus peut aisément donner aussi une immense fortune : plusieurs font plus d'ouvrage, plus grand est le profit »[173]. Ces salariés agricoles pouvaient être des citoyens dont la propriété était de trop faible surface : les quelques plèthres de la seule parcelle qu'ils possédaient (on a des exemples de parcelles de 5 plèthres (32 ares) dans le cadastre de Larissa), si elle permettait l'élevage de quelques porcs ou la culture de quelques plans de vigne, ne suffisaient pas pour subvenir aux besoins de leur famille et nécessitait donc que ces individus se louent sur les terres d'autrui ou recourent à une activité artisanale pour compléter leurs revenus[160]. « Au cours de la période mycénienne, les palais gèrent plusieurs dizaines de milliers de moutons divisés en troupeaux de plusieurs centaines de têtes qui sont destinés principalement à la production de laine. Ce dilemme est explicite chez Hésiode : « Puisses-tu n'avoir qu'un fils pour nourrir le bien paternel – ainsi la richesse croît dans les maisons – et mourir vieux en laissant ton fils à ta place. J.-C. Au IIe siècle, le médecin romain Claude Galien distingue une gamme de six expressions en relation avec leur influence sur la santé : vin blanc (leucos) léger et sans force, par opposition au vin noir (melas) capiteux et puissant, à côté du vin jaune, du rouge sang vermeil, du jaune feu et du Rosé ou gris[41]. Les Grecs, c'est du moins ce qui apparaît dans le discours des grands auteurs classiques (Xénophon, Aristote) ou plus anciens (Hésiode), considèrent que « dans l'ordre naturel, l'art de l'agriculture vient avant tous les autres »[167] parce qu'il est, dans la sphère productive, le plus à même d'assurer à l'homme un mode de vie digne « et l'épanouissement de son excellence (arétè) en harmonie avec la nature et l'ordre divin »[168]. À cette époque (VIIIe – IVe siècle av. J.-C. y fait référence. Les différentes pièces donnant sur cet espace n'ont le plus souvent pas de fonction identifiable du fait de la mobilité de la plupart des équipements. Il est difficile de connaître avec précision le type de vin élaboré. Cette situation foncière et sociale relativement équilibrée et stabilisée (« stabilisée dans une inégalité que l'accession du dèmos à l'égalité politique [notamment à Athènes] rendit sans doute supportable puisque l'exigence d'une redistribution du sol disparaît de notre documentation »[137]), soutenue par des règles juridiques (en matière d'héritage ou de vente notamment) soucieuses de limiter les possibilités d'accaparement par une minorité, permet l'émergence d'un nouvel idéal du petit propriétaire exploitant (autourgos, « celui qui cultive lui-même sa terre »), aidé de sa famille et de quelques esclaves. Lorsque l'on entend « la voix de la grue lancer du haut des nuages son appel de chaque année, c'est le signal des semailles[102] » : on sème alors, à la volée, la jachère de l’année précédente. Idéalement, les Grecs souhaitaient disposer d'un bien d'un seul tenant. The Hymettus region of Attica was known for the quality of honey produced there. De fait, sans que l'élevage ne disparaisse pour autant, l'augmentation de la population des cités dès l'époque archaïque amène les Grecs à privilégier généralement la céréaliculture, qui permet, sur la même surface, de nourrir une population quatre fois plus importante[11]. En effet, l'olivier apprécie les collines, ce qui encourage d'autant plus à l'y installer que les terres basses sont prioritairement consacrées à la production de céréales. Mais ce type d'infrastructure ne s'est probablement développée qu'à partir de l'époque hellénistique : auparavant, la production d'huile se limitait la plupart du temps au cadre de l'oikos[63]. J.-C., obligeant les plus riches à assurer ce qui serait aujourd’hui des services publics, les contraint à des dépenses importantes et contribue ainsi à la réduction des grandes propriétés, même si ces dernières ne disparaissent pas du paysage de chaque cité. dans l'espace, par l'existence d'exceptions liées à l'orientation particulière de certains terroirs, avec une prédominance de grands domaines d'un seul tenant ; dans le temps en soulignant que cet habitat isolé a pu connaître des phases de développement (au. ", This page was last edited on 29 December 2020, at 08:03. Or, le lien en question ne peut être établi avec certitude que si les sources textuelles le confirment[Note 45], dans la mesure où la dispersion ou le regroupement de l'habitat peuvent s'expliquer non par des variations de la population en valeur absolue, mais simplement par une modification de sa répartition dans le territoire, à la suite de « changements dans la structure du corps social, avec par exemple l'apparition de domaines appartenant à de grands propriétaires »[117].